Plus chère sera la chute…

Divorcée, Valérie, la quarantaine, vit seule avec sa fille adolescente à Bruxelles. A première vue, le tandem n’a pas vraiment « besoin » de la Sécurité sociale. Côté boulot, tout roule, côté santé aussi… « Je travaille depuis vingt ans dans la même société, j’ai dû m’absenter pour cause de maladie trois fois durant tout ce temps, nous explique la maman fièrement. De même, ma fille, n’est quasiment jamais malade. En fait, les seules raisons pour lesquelles je fais appel aux services de la Mutuelle, ce sont les visites annuelles chez les spécialistes comme le dentiste, le gynécologue et l’ophtalmologue. Je pense qu’en moyenne, ma fille et moi consultons notre médecin généraliste deux fois par an, et encore. Il m’est donc arrivé de me demander si cela valait vraiment encore la peine de cotiser pour une mutuelle. J’avais l’impression de cotiser plus pour les autres que pour nous. » Jusqu’au jour où…

Un agenda rempli de visites médicales

Lors d’un séjour scolaire au ski, la fille de Valérie fait une chute. Un classique ! Verdict ? Une jambe cassée ! « A son retour, ça a été un ballet de visites médicales. Entre les radios, les visites chez le généraliste, les plâtres à faire poser, à faire changer… Ca n’a pas arrêté pendant près de deux mois. Mon agenda était rempli de rendez-vous. Ensuite, on suivi les séances chez le kinésithérapeute pour la rééducation. » Autant de visites pour lesquelles il a fallu à chaque fois ouvrir le portefeuille. Sans compter tous les frais annexes : médicaments, crèmes, béquilles… Mais aussi, tous ceux qui n’étaient pas pris en charge ni par la mutuelle, ni par l’assurance de l’école. « Je n’ai pas de voiture. Je vais travailler en tram. D’ordinaire, ma fille va à l’école en vélo, mais avec son plâtre, c’était impossible. Les transports en communs étaient aussi exclus. J’ai parfois pu m’arranger avec des amis pour certains déplacements, mais pas tout le temps. Entre les trajets de et vers l’école, les rendez-vous médicaux, et autres sorties privées, notre budget taxi a explosé durant toute cette période. Sans mentir, et sans exagérer, on a dépensé près de 1000 euros rien que pour ce poste. Rien qu’un trajet entre le domicile et l’école coûtait une quinzaine d’euros… Mais c’était une nécessité. »

Depuis cette mésaventure, Valérie a revu son point de vue sur la nécessité de la Sécurité sociale. « En fait, comme c’est le cas avec beaucoup d’accidents, on oublie que l’on peut être aussi touché, jusqu’à ce que cela nous tombe dessus. Je n’aurais jamais imaginé qu’un simple accident de ski, comme il en arrive plusieurs chaque année, puisse impliquer autant de dépenses. Je n’ose pas imaginer ce que cela aurait coûté sans l’intervention de la Mutuelle.»

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