Les Damnés de la terre

Paupérisés et vulnérables, ces « damnés de la terre », en grande partie issus des campagnes, affrontent alors des conditions de vie exécrables, logés dans des taudis, exploités par les patrons, à la merci des risques quotidiens. Et de l’alcool, pour oublier.

Pour pallier les effets désastreux de cette machine à broyer les travailleurs, émergent dès 1820 de nouvelles structures d’entraides tournées vers un nouveau système de cohésion, de solidarité et de protection sociales.

Leur but : assurer à tous et en toutes circonstances assistance et un minimum d’aide, d’argent, de nourriture et de soins de santé. Fleurissent alors des « sociétés de secours mutuels » puis des « ateliers coopératifs », des « unions de crédits »… Mais ces « associations » d’entraide sont surtout des initiatives dispersées de corporations, d’artisans ou d’ouvriers qualifiés.