Des droits et des lois

Vers 1890, une première législation sociale limite enfin le travail des femmes et des enfants et prévoit le versement de salaires fixés par la loi. Au tournant du siècle, la nécessité d’une protection sociale accrue et obligatoire pour les travailleurs devient une évidence traduite par une succession de lois.

En 1903 est votée celle sur la couverture des accidents de travail par une première assurance à caractère obligatoire pour tous les travailleurs. L’Etat intervient par des subventions dans l’indemnisation aux victimes. La loi efface la notion de « faute » du travailleur en vigueur auparavant et donc de jugement de responsabilités.

D’autres avancées s’enchaînent : sur l’assurance vieillesse, sur la limitation du temps de travail (1919), sur l’assurance pension obligatoire (1924-25) sur l’indemnisation des maladies professionnelles, (1927), sur les allocations familiales (1928-1930-1937), sur les congés payés (1936).

Mais pour l’assurance maladie-invalidité obligatoire et pour tous il faudra attendre… 1963 et la loi Leburton.