La Sécurité sociale, ce ciment du « Vivre ensemble » à préserver

Une récente étude de l’OCDE démontre que 70% des citoyens des pays membres sont satisfaits de l’accès aux soins de santé. Un taux qui monte à 91% chez nous. Des chiffres qui ont de quoi nous ravir, mais qui démontrent aussi la nécessité de battre pour conserver nos acquis.

Il ne se passe pas une semaine sans que le sujet de la Sécurité sociale ne soit abordé dans nos médias, les uns évoquant son affaiblissement, son détricotage, la libéralisation des pensions… Les autres évoquant les budgets alloués, les avancées médicales, les accès à de nouveaux médicaments… Pas toujours aisé pour Monsieur Tout-le-monde d’y voir clair au milieu de ces discordes permanentes et discours contradictoires.

91 % des Belges satisfaits

Une chose est sûre : à l’heure actuelle, les Belges sont plutôt satisfaits du système en place, voire très satisfaits : un rapport récent de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique), publié fin 2017, démontre que 70% des citoyens des 90 pays membres de l’organisation se déclarent satisfaits de l’accès aux soins de santé- un des principaux piliers de la Sécurité sociale – de qualité dans les villes ou zones où ils résident. Et c’est chez nous que ce chiffre est le plus élevé, grimpant jusqu’à 91%. Un résultat corroboré par une autre étude, « State of Health in UE », menée par la Commission européenne à la même époque qui démontre « l’importante contribution du système de santé belge à l’amélioration de la santé de la population ». La preuve que notre système, fruit de nombreuses luttes depuis des décennies, fonctionne… et surtout, qu’il doit être préservé.

Tout va donc très bien Madame la Marquise ?

Visiblement, oui… Mais encore faut-il que cela dure. Si notre société tient le cap, c’est en grande partie parce qu’elle continue à pouvoir rassembler ses citoyens autour d’un système efficace et nécessaire. Pour rappel, les cotisations de la Sécurité sociale servent à financer le remboursement des soins de santé et des médicaments, mais aussi le chômage, les allocations familiales, les pensions… Et la participation de chacun, établie en fonction de ses revenus, permet de redistribuer les sommes récoltées d’une couche à l’autre : les plus jeunes vers les plus âgés, les bien portants vers les malades, les travailleurs vers les chômeurs, les hommes vers les femmes, les adultes vers les enfants… Or, divers facteurs mettent aujourd’hui cet équilibre en péril : montée de l’exclusion, augmentation des inégalités, règne de l’individualisme, vieillissement de la population, surconsommation de médicaments, privatisation de certains soins de santé et de pensions complémentaires…

Pour préserver notre système actuel, la voie coopérative, basée sur la solidarité entre tous les citoyens, est nécessaire. Mais elle requiert l’écoute et la participation de chacun !

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